Twitter

Abonnez-vous au blog par e-mail

Abonnez-vous au blog par e-mail. Entrez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir des notifications des nouveaux billets par e-mail.

Information et soutien allaitement ICI

Creative Commons License
Papallaitants - Breatsfeeding Dads by Pascal Ghazi is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International License.
Based on a work at http://papallaitants.fr

Du lit parental au lit familial – histoire de cododo

13530552_10153962557468432_1897182635_nAlors que j’attendais notre premier enfant, j’ai été prise d’un besoin de « nidification ». J’ai cassé les pieds de mon compagnon des semaines durant, pour que les travaux de la deuxième chambre soient rapidement faits. Enceinte de 7 mois, j’ai décollé du papier peint, repeint le plafond, passé des heures dans les magasins pour choisir LE tour de lit parfait, LA turbulette la plus douce…

Aux premières contractions, la chambre de notre fille était finie et parfaite. Notre princesse a aujourd’hui deux ans et elle n’y a jamais dormi.

Notre histoire de cododo commence à la maternité. Une nuit de mars, notre petite graine a éclos. A l’aube, nous avons rejoint tout les trois une petite chambre. L’équipe soignante a demandé au nouveau papa de rentrer à la maison pour se reposer et m’a incité à faire de même. J’étais tellement énervée que j’étais incapable de dormir. J’observais dans son berceau transparent cette petite fille toute neuve. Si petite, si parfaite. J’avais peur de la toucher, peur de la casser, peur de la déranger dans son sommeil qui me semblait bien paisible.

 

13563427_10153962558253432_1489347199_n

J’ai passé le reste de la nuit assise sur mon lit à la regarder dormir. La nuit suivante, bien reposée après avoir passé 24h à roupiller, la petite graine nous a montré qu’elle avait de la voix. Consciencieuse et disciplinée, j’appliquais à la lettre les conseils de ma mère : « ne surtout pas trop porter ton enfant pour ne pas l’habituer aux bras ». Je l’allaitais, la câlinais et la déposais. La princesse se réveillait à chaque fois qu’elle quittait mes bras et touchait son berceau.
Une sage-femme (mon ange) m’a rendu visite une nuit. Elle m’a appris les règles de base du cododo. Elle a installé des draps sur les barrières de mon lit pour me rassurer contre le risque de chute et m’a montré comment faire une tétée allongée. « Et si vous vous endormez, profitez du cododo pour vous reposer ».
Une révélation : bien collées l’une contre l’autre, nous avons dormis 8h de suite.

De retour à la maison, le premier soir, mon compagnon m’a demandé de déposer le couffin contre notre lit (un lit futon) pour m’éviter d’avoir à parcourir les couloirs froids pour les tétées de nuit. A chaque tétée, je la sortais de son petit lit, nous nous câlinions puis je la déposais dans son petit nid moelleux.
Une nuit, je me suis endormie pendant la tétée. C’est arrivé plusieurs fois. Puis un jour, mon compagnon a sorti le couffin de la chambre : « Ça ne sert à rien, sauf à risquer de la réveiller au moment du transfert : les ¾ des nuits elle dort dans notre lit »

 

Notre lit parental est devenu un lit familial. Et ça convient à tout le monde. Quand demoiselle est fatiguée, elle prend la main de son père et l’entraîne dans la chambre. Elle se glisse sous la couette et hurle « Mamaaaaaan ! Tétéééééé ! Dodooooo ! » Je m’allonge contre elle. Elle gigote comme un asticot pour coller ses fesses au bras de son papa. Il lui caresse le dos. Au chaud contre ses deux parents, elle s’endort toujours très rapidement. Nous allons ensuite faire notre « soirée de grands » au salon. Quand nous la rejoignons au lit, soit je la pousse pour m’endormir entre mes deux amours, soit je la laisse entre nous. Parfois la nuit, elle se réveille et sans faire de bruit, sort du lit pour se coucher contre son papa.

 

13565966_10153962565093432_1132925041_n
Alors oui, les coups de pied sont fréquents (surtout quand elle avait 8-10mois), en particulier contre son papa. Oui, il faut partager l’espace : elle aime la position « étoile de mer » au milieu du lit. Mais quand je la vois réveiller son papa par des grattouilles sous le menton, quand je m’endors en respirant l’odeur douce de ses cheveux, quand j’entends son papa râler car elle dorme de mon côté et qu’il veut « son câlin fesse » (elle cale sa tête dans mes seins et ses fesses contre son père), je n’ai pas envie de changer.

Je ne sais pas si notre « méthode » est la bonne. Je ne sais pas si les malheurs que nos proches nous promettent sont vrais (enfant incapable de se détacher de ses parents, enfant « trop vieux » pour être encore allaité, parents immatures et égoïstes, etc…). Je ne sais pas si ce mode de vie est le meilleur pour notre fille.

 

13553133_10153962557708432_1162327920_n

Rien n’a été réfléchi ou programmé : nous avons composé, en famille, avec les événements qui survenaient et un jour après l’autre, nous en sommes arrivés au cododo. Je ne sais pas quand notre fille dormira dans sa chambre. Je sais qu’un jour elle sera prête. D’ailleurs, elle sait très bien s’endormir seule (chez sa nounou, elle fait ses siestes toute seule, dans un lit d’enfant, sans aucun soucis). Mais à la maison, c’est tellement mieux de s’endormir en tétant, bien collé contre papa. Pourquoi lui refuser ce plaisir ? Pourquoi NOUS refuser ce plaisir ?

Nos enfants ne resteront pas petits longtemps. Il nous semble nécessaire de profiter de ces moments qui finiront par passer.

 

Claire

Yvelines (78280)

 

Leave a Reply

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>